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Blue tongue ou
Fièvre catarrhale
   
       
           
         
  Maladie      

voir site du CIRAD

dépêches OIE

 

 

 

 

La fièvre catarrhale est une maladie infectieuse, transmissible, contagieuse, due à un virus (de la famille des Reoviridae, du genre Orbivirus) qui comprend 24 sérotypes connus à ce jour.
Elle affecte de nombreuses espèces de ruminants : principalement les ovins, plus rarement les bovins et les caprins.

Chez les ovins
Les premiers symptômes apparaissent de 2 à 18 jours après l'inoculation du virus.
L'infection se traduit en premier lieu par une forte fièvre (jusqu'à 42°C), l'animal restant abattu pendant plusieurs jours.
Puis, 24 à 48h après le début de la fièvre, apparaissent les premiers signes repérables: congestion et petites hémorragies sur la face et dans la bouche. Lèvres gonflées par de l'oedème, éventuellement langue cyanosée (d'où le nom "blue tongue", langue bleue en anglais…). Les animaux salivent, mouchent… présentent de plus en plus de la difficulté à manger. Ensuite, les lésions s'infectent et se nécrosent, la salive devient sanguinolente et nauséabonde, des croûtes se forment sur le nez.
(voir les signes cliniques - format pdf)

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Au bout de quelques jours, l'animal boite puis maigrit, des avortements peuvent survenir, chez le mouton la congestion généralisée au niveau de la peau entraîne une chute de laine après quelques semaines.
L'animal totalement affaibli peut présenter de nombreuses complications: de la toux, de la diarrhée sanguinolente, de la gale … puis il évolue évidemment vers la mort en moyenne 10 à 12 jours après le début de la maladie. La mortalité est en moyenne de 5 à 10%, jusqu’à 20% dans les troupeaux ovins les plus atteints.

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Si l'animal résiste, la convalescence commence vers le 15ème jour, mais est toujours très lente.
La maladie est alors très débilitante : stérilité, retards de croissance, qualité de la viande altérée.
Cette évolution chronique peut concerner 80%, des moutons dans les troupeaux où les animaux sont mal
entretenus (nourriture, abreuvement et hygiène insuffisants).

voir d'autres lésions chez les ovins...(format pdf)

Chez les bovins
Dans les formes connues de FCO jusqu'ici, les bovins présentaient rarement des symptômes.
On peut parfois observer une fièvre fugace (40°C pendant 2 jours), des avortements et malformations congénitales chez des veaux infectésavant la naissance.
Plus rarement, une forme aiguë peut se manifester en été par des lésions de la peau du mufle, des lèvres ou des trayons.
Un oedème du bourrelet coronaire apparaît progressivement, entraînant une boiterie légère. L’onglon peut tomber.
Chez certains animaux, la peau de l'encolure, du dos, des flancs, se dépile et des escarres apparaissent. Des ulcères superficiels se recouvrant de croûtes peuvent se former sur les trayons.
(voir les signes cliniques - format pdf)


Dans l'épisode qui sévit en Europe depuis août 2006 au contraire, un bovin sur deux présente jusqu'ici des signes cliniques :
fièvre, écoulements au niveau du nez et de la bouche, lésions d'ulcérations également au niveau du nez et de la bouche, trayons enflés et rouges, mamelles rouges et ulcérées, et des oedèmes des pieds entraînant des boiteries… (voir photos ci-dessous)


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Les atteintes cliniques des bovins ne sont pas rares dans l'épisode qui sévit actuellement en Europe (photos ARSIA & GD Deventer) d'après infos FNGDSB.

voir d'autres lésions chez les bovins...(format pdf)

 

Chez les caprins
On peut occasionnellement observer une hyperthermie transitoire, de l'abattement, des avortements, des malformations congénitales et des maladies pulmonaires par surinfection.

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  Transmission      
   

En début d'évolution, le virus peut être retrouvé dans le sperme, par contre il n'est jamais excrété, ni dans la salive, ni dans le jetage, ni dans les lésions buccales. On ne le retrouve donc pas dans le milieu extérieur.
La maladie est transmise essentiellement par des insectes hématophages du genre Culicoides . Une seule piqûre de Culicoides infecté suffit pour qu'un animal sensible soit infecté.

Le virus persiste dans les insectes du genre Culicoides durant toute leur vie. Il se multiplie dans les glandes salivaires et est excrété par la salive de l’insecte. La transmission du virus s'opère donc exclusivement par la piqûre de l’insecte. Le vecteur atteint sa capacité maximale de transmission 10 à 14 jours après avoir absorbé le sang d’un animal virémique. Il prend un repas de sang tous les 3 à 4 jours durant sa vie de 70 jours environ. Une seule piqûre suffit à infecter un hôte sensible. L’infection chez le mouton produit une première virémie discrète et permet la localisation primaire du virus dans la rate, les amygdales et les nœuds lymphatiques régionaux. La charge virale est
beaucoup plus élevée durant la seconde virémie, ce qui permet la détection du virus, l’infection d’autres vecteurs hématophages et la dissémination du virus dans de nombreux tissus.
Le virus de la fièvre catarrhale ovine possède un tropisme pour les cellules hématopoïétiques et endothéliales. Il se multiplie dans ces cellules au sein d’une variété de tissus et y provoque de la dégénérescence et de la nécrose de l’endothélium vasculaire. Le virus se dissémine dans l'organisme par une virémie associée aux cellules sanguines qui dure plusieurs semaines, même en présence d’anticorps neutralisants. L'animal souffre probablement de troubles de la coagulation qui évoluent en coagulopathie de consommation et syndrome hémorragique.
La contamination in utero chez les bovins et les ovins est possible, la contamination via la semence est théoriquement possible mais n'a jamais encore été démontrée. Le passage transplacentaire du virus produit des signes variables selon le moment de la gestation. Durant le premier tiers de gestation, ce sont des mortalités embryonnaires et fœtales. L’infection durant le deuxième tiers peut provoquer des anomalies congénitales, de l’hydranencéphalie et de l’hypoplasie cérébelleuse qui sont dues à la destruction par le virus des précurseurs des neurones et des cellules gliales avant leur migration dans différentes régions du cerveau. Durant le dernier tiers de gestation, le fœtus ou l’agneau développe une réponse immune qui élimine l’infection.

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L'activité des Culicoides est essentiellement crépusculaire et nocturne. La survie des insectes dans une région dépend de la
température et de l'humidité: en zone tempérée, le vecteur devient abondant vers la fin de l'été, début d’automne.


En octobre 2006, l'OIE annonçait la mise en évidence du rôle de vecteur joué par Culicoides dewulfi en Europe. Ce moucheron étant plus adapté à nos contrées que Culicoides imicola jusqu'ici connu comme le principal vecteur de la maladie et rien n'indiquant qu'il soit le seul en cause, cette nouvelle va dans le sens d'une installation possible du virus autour du Bénélux.

La propagation de la maladie s'effectue soit par déplacements d'animaux infectés ou de leur semence, soit par le transport du vecteur infecté.

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Les ovins restent infectés une cinquantaine de jours, les bovins jusqu'à 100 jours… les bovins sont donc un réservoir important en zone tempérée. Ils permettent au virus de passer l'hiver. Au printemps les culicoides qui piquent préférentiellement les bovins se recontaminent aisément. Les bovins représentent également un danger si on les transporte à partir d'une zone infectée.

Le contrôle des déplacements d'animaux est donc primordial pour circonscrire les zones infectées, c'est pourquoi la FCO appartient à la liste des maladies contagieuses à déclaration obligatoire selon la classification de l'OIE.

La FCO n'est pas transmissible à l’Homme.

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  Lutte      
   

Les mesures de précaution à prendre sont les suivantes :
• Traiter régulièrement vos animaux avec un insecticide autorisé
(consultez votre vétérinaire pour utiliser un insecticide approprié à votre élevage)

A ce jour, il n'y a pas de produit disposant d'une AMM pour le Culicoïdes sp, insecte vecteur supecté. Les textes préconisent l'usage de pyréthrinoïdes sur les animaux qui possèdent des propriétés de répulsif à distance et d'effet létal et de délais d'attente nuls. L'utilisation des produits doit respecter les recommandations du fabricant.

• Nettoyer les abords des locaux d'élevage de façon à éviter la prolifération des insectes
• Traiter éventuellement les bâtiments d'élevage avec un insecticide autorisé à cet usage.
(consultez votre vétérinaire ou votre fournisseur de produits insecticides/désinfectant)

Médicaments de désinsectisation des animaux (format pdf)


     
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  Circulation des animaux      
   
  Mouvement en France des animaux au 18/09/2015 (résumé)
  Mouvement et export des animaux au 18/09/2015 (détaillé)
     
     
     
     
     
           

 

 

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