Maladie des muqueuses
 



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Les sources de virus les plus importantes étant représentées par les IPI, dont on considère qu'ils excrètent du virus quasiment en permanence, les méthodes de lutte prioritaires concernent le dépistage de ces animaux IPI et la prévention vis-à-vis de la création de nouveaux IPI.
Toutefois, au fur et à mesure que se développe des études sur la BVD, le rôle d'une contamination de voisinage ou de l'introduction d'animaux excréteurs transitoires et de plus en plus évoquée comme une source non négligeable de contamination de cheptels.
Par ailleurs, le rôle possible d'autres espèces dans la transmission du virus : petits ruminants ou faune sauvage reste assez mal apprécié.
 

Il n'existe donc pas une seule méthode pour lutter contre la BVD.
D'une part, l'appréciation du risque peut différer d'une exploitation à l'autre, en particulier selon que le cheptel peut être considéré comme fermé vis-à-vis de tout contact avec l'extérieur.
D'autre part, l'intérêt collectif d'un assainissement généralisé peut aller à l'encontre d'un intérêt individuel qu'il y a à bénéficier d'une immunité naturelle. En clair, une politique généralisée d'éradication du virus conduirait à rendre la majorité des élevages séronégatifs, donc non immunisés. Par contre, dans la mesure où l'on ne peut garantir à tous les cheptels un risque zéro de (re)contamination, l'intérêt de chacun est de posséder une bonne couverture immunitaire.