Il
y a toujours deux buts recherchés lors de la mise en place
d'une vaccination :
1/ Protéger contre les effets les plus néfastes de
la maladie, diminuer les symptômes... ce que les vaccins arrivent
le mieux à réaliser en général.
2/ Limiter la circulation du virus, en faisant en sorte que les
animaux malades en multiplient et en excrètent le moins possible,
et encore mieux que les animaux vaccinés ne soient pas du
tout infectés... ce que les vaccins ont beaucoup plus de
mal à réaliser.
En général, ils arrivent à limiter la circulation
mais jamais à la stopper totalement.
Dans le cas du BVD s'ajoute à cela l'intérêt
à protéger le foetus d'une vache ou d'une génisse
séronégative, afin d'empêcher qu'il ne devienne
un individu IPI. Cela aussi est beaucoup
plus difficile à réaliser de la part d'un vaccin,
et un seul aujourd'hui parmi ceux commercialisés
en France se prévaut de cette propriété
pour une durée de 6 mois.
La vaccination comme dans bien des cas ne constitue donc pas la
panacée, et doit toujours s'accompagner de précautions
vis-à-vis du voisinage et des animaux introduits dans le
cheptel. |