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  PARASIT'INFO   dossiers 20/04/06
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Quel diagnostic ?

Diagnostic des infestations et leur pertinence


d'après la brochure "parasites des bovins mieux les connaître pour mieux les gérer dans les exploitations du bassin charolais".

La coproscopie est préconisée pour le diagnostic des paramphistomes et la sérologie pour le diagnostic de la grande douve.

La coproscopie n'est pas un indicateur du niveau d'infestation sauf pour les paramphistomes chez les broutards.

Absence d'oeuf de grande douve dans la coproscopie n'indique pas l'absence de parasites chez le bovin.

Le dosage de pepsinogène pour les strongles digestifs permet de préciser le niveau d'infestation dans la caillette et donc de décider d'un traitement à la rentrée.

CONCLUSION
La présence de parasites ne signifie pas toujours présence de la maladie et traitement.
 
Choix d'un traitement de rentrée en fonction des résultats de dosage de pepsinogène: utilisation d'un benzimidazole (BZD) ou d'un macrolide (MCD)
( d'après P.Camuset)
 
A propos du dosage de pepsinogène…
 

Le pepsinogène est une enzyme de la caillette qui passe dans le sang de manière proportionnelle à la charge parasitaire de la caillette. Ce dosage permet une évaluation indirecte du nombre de larves d’Ostertagia , l'espèce de strongle digestif le plus pathogène chez les bovins.

Le dosage du pepsinogène sérique est significatif sur des bovins sensibles (non encore immunisés). C'est à dire ceux qui sont en fin de saison de première ou seconde saison de pâture (génisses de 1 et 2 ans an laitier, 2 et 3 ans en allaitant).

On prélève 5 bovins par lot et les échantillons sont analysés individuellement. L'interprétation du résultat tient compte de la moyenne et des valeurs extrèmes (voir exemple grille ci-dessus).

 

En dessous de 1 000 mU, on considère qu'il s'agit d'une faible charges parasitaire
Au dessus de 2 000 mU, il existe un risque clinique d'ostertagiose (type 1 )
Vers 1 500 mU, il peut exiter un risque d'ostertagiose de prétype 2 (larves L4 enjystées )
Vers 4 000 mU, il s'agit d'une ostertagiose clinique grave de type 2 (réveil massif de larves enkystées)

La précision de la mesure augmente en prélevant de 5 à 10 aniamux. Au delà le gain n'est pas significatif.

Les valeurs de pepsinogène sérique chez les bovins immunisés subissent trop de variations dues à d'autres causes d'inflammation de la caillette pour être interprétables…

d'après D.KERBOEUF (SNTGV 2003 )