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Mis à jour le
07/03/12
 
 
 
L'introduction d'un bovin dans un cheptel
 
Un évènement sanitaire important
Dans un contexte sanitaire globalement favorable, mais avec des garanties commerciales qui vont s’étendre, la gestion des introductions d’animaux est un élément clé de la maîtrise de la santé des cheptels.
Depuis début 2004, le GDS s’est vu confié la gestion administrative des introductions de bovins : enregistrement des informations sanitaires et édition des ASDA de renouvellement pour ces animaux.
Depuis le 10 mai 2006, le dépistage IBR est obligatoire pout tout bovin à l'introduction. Quelques exceptions sont prévues: les cas particuliers sont indiqués ci-dessous.
   

 

 

 

 

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• Un bovin introduit doit être correctement identifié et son ASDA est valable 30 jours à compter de la date indiquée par le vendeur au moment où il la signe.L’ASDA signée et datée doit obligatoirement être jointe aux prélèvements lorsqu'ils existent ou adressée au GDS.

• Vous devez l’isoler pour vous protéger de tout ce qu’il peut diffuser comme germes ou parasites, surtout après un transport.

• Vérifiez l’état sanitaire visible de l’animal, attention à l’animal qui mouche, qui tousse, qui fait mou…

• Vous avez 7 jours pour notifier l’introduction à l’EDE.

• Vous avez 10 jours au plus après la livraison pour que le vétérinaire effectue un prélèvement sanguin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La recherche IBR est obligatoire pour tout bovin quel que soit son âge et pour tous les cheptels sous la forme d'un test sérologique individuel, sauf dans les cas décrits ci-dessous:

- en cas d'introduction dans un atelier d'engraissement dérogataire et entretenant des bovins exclusivement en bâtiment fermé
- si le bovin est vacciné lors de l'introduction par un vétérinaire qui rédige un certificat de vaccination.
- en cas d'introduction dans une station de quarantaine agréée ou des centres de collecte agréés de la filière insémination animale.
- dérogation ponctuelle accordée par le GDS, sur demande de l'éleveur acquéreur pour un bovin titulaire d'une appellation A "indemne d'IBR", sous réserve que le transport direct entre les deux exploitations fasse l'objet d'une attestation.
- enfin certains départements qui ont pratiquement éradiqué l'IBR bénéficient d'une dérogation départementale, mais ce n'est pas le cas du Cher.


Sinon, le prélèvement doit être effectué:
- soit chez le vendeur 15 jours maximum avant l’arrivée de l’animal chez l’acheteur. Il est alors recommandé de réaliser un transport direct du vendeur chez l’acheteur. ,
- soit au plus tard 10 jours après la livraison chez l'acheteur.

Attention, les cheptels en convention IBR qui introduisent un bovin sans appellation IBR, doivent effectuer un second prélèvement 15 à 60 jours suivant l'arrivée dans le cheptel. De plus ces cheptels ne peuvent introduire de bovin ni positif, ni vacciné.

Au niveau national, une dérogation dispense les bovins de tests de dépistage de la tuberculose bovine et de la brucellose bovine, lors de mouvements de bovins entre deux exploitations, mais uniquement lorsque la durée de transfert est inférieure ou égale à 6 jours.
Si le temps de transport est supérieur à 6 jours, la tuberculination est obligatoire pour les bovins âgés de plus de 6 semaines, la sérologie brucellose est est obligatoire au delà de 12 mois.
Toutefois les mouvements impliquant des exploitations classées à risque ou présentant un taux de rotation annuel des animaux supérieur à 40% sont exclus du bénéfice de cette dérogation.
Les cheptels classés à risque tuberculose ou brucellose doivent contrôler les bovins avant leur sortie.

la recherche de la leucose n'est plus obligatoire.

Dans le département du Cher, si un prélèvement sur tube sec parvient au laboratoire, une analyse BVD (PCR) sera réalisée systématiquement afin de vérifier l’absence de virus de la maladie des muqueuses.Seuls les résultats positifs sont notifés à l'éléveur et au vétérinaire.


• On peut toujours prévoir d’autres recherches (néosporose...), mais il existe aussi une limite à vouloir être indemne de tout... ce choix est donc à effectuer avec le vétérinaire, en fonction du niveau d'exigence de garantie sanitaire du cheptel.
Par ailleurs, il est illusoire de vouloir dépister avec certitude sur un animal vivant certaines affections : l'ESB, la paratuberculose, la salmonellose ...

• Le traitement varron est obligatoire si le bovin ne vient pas d’une zone assainie (voir mention sur l'ASDA)
• S’il existe des programmes de vaccination dans le cheptel, le bovin doit être vacciné comme vous l’auriez fait s’il faisait partie du troupeau.
• Un traitement anti-parasitaire à large spectre s’impose pour éviter d’introduire des poux, des strongles, de la douve, du paramphistome ...

Un bovin qu’on transporte et qu’on enlève de son environnement habituel, présente un risque d’excrétion de différents germes au minimum pendant 2 semaines.
La "quarantaine" est donc la protection la plus rentable (essayez d'isoler le bovin au moins 2 semaines dans la mesure du possible, et au minimum jusqu'à l'obtention des résultats des tests effectués).

Demandez conseil à votre vétérinaire…

Attention, en cas de résultat positif, seules les maladies constituant un vice rédhibitoire obligent le vendeur à reprendre l’animal, à condition que vous en fassiez la demande dans les 15 jours suivant la livraison du bovin pour la tuberculose, 30 jours pour la brucellose, la leucose et 10 jours pour l’IBR.


Un résultat positif en BVD ne constitue pas un vice rédhibitoire.

Les bovins prêtés ou mis en pension constituent une introduction autant que les achats .
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Qui paye ?
La visite du vétérinaire et les frais d'analyse de laboratoire sont à la charge des éleveurs, sauf en ce qui concerne le dépistage de la BVD (recherche du virus de la maladie des muqueuses par PCR (recherche d'IPI)) qui est financé à hauteur de 40 % par le Conseil Général du Cher.